Centre d’Évaluation pour Alcooliques et Toxicomanes

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La rechute

La rechute

La rechute est rarement causée par un seul facteur, mais plus souvent elle est le résultat d’une interaction entre un individu, une situation donnée, des anomalies physiologiques et des facteurs socio-culturels. (Marlatt 1995)

La rechute est mieux conceptualisée comme étant un processus dynamique dans lequel la capacité de l’individu à maintenir un équilibre normal s’est modifiée. Il y a une interaction avec des facteurs internes et externes.

Les facteurs précipitants spécifiques de la rechute peuvent varier de façon substantielle selon l’expérience d’un individu ou d’une situation donnée.

Catalano (1988) a revu la littérature sur la rechute dans l’alcoolisme, la dépendance à l’héroïne et au tabac. Il a classifié les précipitants de la rechute en trois catégories :

  1. Facteurs pré-traitements tel le degré de la sévérité de la dépendance ou l’altération psychiatrique;
  2. Les facteurs reliés au traitement, tels le type de traitement, la longueur du traitement, les troubles addictifs, la longueur du traitement en toxicomanie;
  3. Facteurs au post-traitement tels les supports familial et social, les habilités sociales.

Daley (1989) a revu la littérature sur la réadaptation et la rechute à travers tous les types de toxicomanie et a classifié les précipitants de la rechute en huit catégories :

  1. Les variables affectives telles la dépression, l’anxiété, la panique, etc.;
  2. Les variables comportementales telle l’absence d’habilité ou les habilités inadéquates ou en termes de loisirs satisfaisant ou sa difficulté à gérer les frustrations;
  3. Les variables cognitives telles les attitudes biaisées ou les fausses croyances;
  4. Les variables environnementales, particulièrement celles reliées aux relations interpersonnelles tels la pression sociale à utiliser des drogues ou des substances, l’absence d’un rôle productif dans la société et le pauvre support social. Un environnement toxique est aussi un facteur de rechute;
  5. Les variables physiologiques tel le syndrome de sevrage subaigu; le « craving » causé par des réponses conditionnées aux substances telles les douleurs physiques, la médication utilisée pour des problèmes médicaux, etc.;
  6. Les variables psychologiques ou psychiatriques tel le niveau de motivation qui a changé ou la présence de troubles comorbides;
  7. Les variables spirituelles comme une culpabilité excessive, honte excessive, sentiment de vide et l’impression d’un manque de sens à sa vie;
  8. Les systèmes de traitements inadéquats comme la connaissance inadéquate du clinicien et son habilité à rentrer en relation adéquate avec les patients; l’accès au service et la formation des thérapeutes
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